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Karine RAPINAT

Histoire de dessin

Le dessin se cale dans les interstices de la narration quand on lui demande de raconter une histoire.

Il se fait image unique ou série quand on trouve la ligne qui fera basculer le mensonge dans la réalité.

II est le lieu de toutes les mythologies et peu importe l’endroit de sa réalisation il est toujours persuadé de dire la vérité. Son format est une histoire qui ne demande qu’a devenir une émotion.

Il est le mensonge pour lequel nous avons le plus de faiblesse.

Il est hybride et engagé, vitale et projectif.

Quand son trait lui fait défaut il concentre toutes les faiblesses sur la main qui a oublié.

Mais quand il trouve de la force il se met à raconter sans s’arrêter la nature qui nous entoure.

Il est la définition de la mémoire « enregistrer conserver se rappeler » Il réussit le miracle de nous plonger dans un temps où tout nous parait trop grand ou trop petit.

Le dessin réussit à instantanéiser ce qui pourrait être sans passé et sans avenir.

J'entretiens un rapport paradoxal avec la ligne et à sa temporalité diluée, je n’essaie pas de m’inscrire dans une mouvance mais dessiner allège l’indicible, autant qu’il sait traduire l’émerveillement;

Le dessin c’est la ligne qui prolonge l’absence des mots.